Lhandar

Lhandar est un rpg se déroulant à l'époque médiéval. Vous incarnerez un seigneur, un simple soldat, un prêtre ou n'importe quel autre personnage caractéristique de l'époque médiéval de votre choix. Lhandar est une île ayant été conquise par des hérétiques
 
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 Comment construire votre personnage ?

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William Le rouge
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MessageSujet: Comment construire votre personnage ?   Ven 30 Déc - 5:02

Lhandar est un forum rp qui cherche à valoriser l'excellence en terme d'écriture et d’interactions entre les joueurs. Nous savons que pour beaucoup de joueurs cela peut être difficile de concilier les deux, c'est pourquoi nous espérons qu'avec ce sujet vous arriverez à vous familiariser au monde du jeu de rôle et que vous y prendrez le plus grand plaisir.

La première chose, et probablement la plus importante, est d'éviter de construire un personnage caricatural car son évolution sera très limité dans le temps. Si vous voulez avoir une grande liberté en terme de possibilités d'écritures vous devriez prendre un personnage qui n'a pas un rang trop élevé dans la hiérarchie sociale par exemple un clochard, un soldat, un moine etc. Ce qui compte ce n'est pas le rang social de votre personnage, ce qui compte c'est l'idée centrale de votre rp. Il faut savoir que plus le personnage est '' simple '' dans la hiérarchie sociale plus le regard que vous pouvez porter sur l'ensemble de la société dans votre rp peut être grand. Pour les joueurs expérimentés tout est à votre porté bien sûr, mais éviter de faire des histoires trop caricaturales.

Le second critère pour rendre votre personnage intéressant pour les autres joueurs est celui de sa personnalité : qui est-il, d'où vient-il pourquoi est-il là. Bref tout un tas de petites questions de ce genre qui donnent de la profondeur à votre personnage et qui lui donnent une certaine lumière pouvant attirer d'autres joueurs vers vous.

Enfin dernier critère suivre les règles du rp.


Merci de votre attention à ce message et au plaisir de lire vos futures textes.
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William Le rouge
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MessageSujet: Re: Comment construire votre personnage ?   Ven 20 Déc - 17:51

L'âme dans les Enfers

Une fois que le corps de l'individu est enterré son âme reste encore attachée aux tombeaux par certains liens mais elle se rend aussi dans un séjour réservé aux morts que sont les Enfers. Les mânes dans les Enfers perdent toute consistance matérielle et ne sont plus que les ombres des personnes mortes. À partir de là les capacités, les lieux où les mânes résident dans les Enfers et leurs descriptions connaissent des variations entre les auteurs.

I) La description physique des mânes.

Énée dans la catabase que raconte Virgile arrive à distinguer parmi la foule des mânes celles de personnes qu'il connaît tel Leucaspis, Oronte, Palinure... Cela veut donc dire les mânes sont décrite par Virgile dans ce récit comme des copie spectrales des êtres qui sont morts, mais surtout comme des copies des individus au moment de leurs morts. En effet quand Énée se trouve dans le champ des pleurs il reconnaît Didon et comprend que ce qu'on lui avait raconté sur elle était vrai. Didon s'est immolée en haut d'une falaise en regardant la flotte de son amant partir. Or Énée remarque que le corps de Didon porte les marques du feu. De même lorsqu'il se trouve dans les cantons extrêmes et qu'il rencontre Déiphobe il remarque les blessures qu'il a notamment aux visage et aux mains. Ce dernier lui apprend qu'il s'agit là de l’œuvre d'Hélène et de son époux Mélénas lors de la nuit de la chute de Troie. Donc dans ce récit Virgile met en avant l'idée que les mânes sont les copies de l'individu au moment ou il meurt. Elles conservent donc tous ses traits physiques y compris ses blessures. Il souligne aussi à plusieurs reprises que les mânes de possèdent pas de consistance matérielle. Lorsque Énée veut embrasser son père à trois reprises il ne peux pas saisir l'ombre de son père. Virgile avait déjà mis en avant ces idées mais avec moins de descriptions dans l'histoire d'Orphée et d'Eurydice. Eurydice conserve la morsure du serpent à la jambe qui l'a tuée et Orphée n'arrive pas à la saisir pour la retenir lorsqu'elle doit retourner dans les Enfers parce qu'il a tourné la tête pour la regarder. Ovide décrit de la même façon les mânes d'Eurydice. Il se place donc dans la même tradition que Virgile. Sénèque dans son Hercule Furieux ne donne pas de description des mânes. Il les nomme juste des ombres. Par ce mot Sénèque renvoie peut-être à l'idée d'un corps spectrale comme chez Ovide et Virgile. Properce dans le onzième poème du livre IV des Élégies dit qu'une fois mort il sera un poids qui pourra tenir entre cinq doigts. Dans la Thébaïde, Stace donne aux mânes de Laïus une gêne qui est provoquée par la blessure qui a causé sa mort. D'autre part il indique que son fils le reconnaît au moment ou ce dernier l’inonde de son sang via la blessure qu'il a à la gorge. Les mânes de Laïus sont donc la copie du corps de Laïus au moment de sa mort. Au niveau de la description physique des mânes il semble y avoir une vision commune entre les auteurs de notre période. S'il ne s'agit pas d'une construction littéraire cela pourrait mettre en avant un élément de croyance.

II) Les capacités des mânes

Bien plus que de simples spectres, les mânes sont présentées par certains auteurs latins comme ayants des capacités similaires à celles des humains, mais surtout comme ayant des pouvoir surhumains. Dans la catabase d'Orphée, Eurydice parle à ce dernier. De même Palinure, Déiphobe, musée et Anchise adressent la parole à Énée. Si Didon lui parle pas, c'est parce qu'elle le refuse. Dans ces deux textes Virgile met en avant l'idée que les mânes peuvent parler aux vivants sans qu'il y ait pour cela besoin de faire quelque chose. Ovide reprend cette idée dans ses Métamorphoses, de même Lucain dans la Pharsale et Stace dans la Thébaïde. Cependant pour que Laïus puisse parler aux vivants il doit boire du sang dans la scène de nécromancie et lorsqu'il vient parler au roi de Thèbes avant il y a Mercure et sa baguette de guérison. Dans la Pharsale, il y a eu le rituel de préparation du corps qui allait recevoir les mânes. Sénèque lui ne donne aucune indication sur cela ; Il dit juste que les mânes ont un comportement menaçant à l’égard des vivants qui descendent dans les Enfers. Les mânes possèdent aussi des capacités surhumaines. Dans l'Énéide, Anchise prédit l'avenir à son fils pour lui et sa descendance jusqu'à Auguste. Anchise dans les Métamorphoses d'Ovide prédit encore l'avenir à son fils et à sa lignée. Laïus dans la Thébaïde et les mânes invoqués par Erictho dans la Pharsale prédissent l'avenir. Il y a aussi Laïus que va terrifier son fils qui l'a tué au dessus de son lit dans la Thébaïde.

III) La localisation des mânes dans les Enfers.

Tous les auteurs latins s'accordent à dire que les Enfers sont peuplés d'une foule innombrable de mânes. Cependant il y a une organisation dans cette foule de spectres.
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William Le rouge
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MessageSujet: Re: Comment construire votre personnage ?   Mer 8 Jan - 18:10

Le thème d'étude que nous proposons est celui de l'imaginaire infernal d'après les œuvres des auteurs latins du Ier siècle avant notre ère jusqu'au Ier siècle de notre ère. Le mot d'enfer vient du latin inferi qui désigne à proprement parler les habitants du monde souterrain, les morts. Une fois que le corps est ensevelis ou brûlé son âme continuer à subsister. Elle va se rendre dans un séjour réservé aux morts même si elle reste encore attaché au tombeau ou réside le corps du défunt par certains liens. Soit du tombeau soit des Enfers elle garde des liens avec le monde des vivants ce qui lui permet de communiquer avec ces derniers. Grâce aux récits des catabases (récit de la descente puis de la sortie d'un mortel de son vivant des Enfers) et les nekuia (récit de scène de nécromancies ou les mânes sortent des Enfers pour prédire l'avenir) nous disposons de descriptions plus ou moins détaillées des Enfers. À cela s'ajoute des poèmes et des pièces de théâtres qui mettent en avant certains éléments de ce séjour. Grâce à ces récits nous pouvons constater via un raisonnement par analogie la présence de constances dans la description, dans les activités et dans les divinités présentent dans les Enfers. Il y a par exemple la traversée du fleuve sur la barque de Charon. On peut estimer que ces constances constituent les reflets que se faisait l'imaginaire collectif des Enfers. Au cours de la période que nous étudions les Enfers étaient perçus comme un séjours souterrain, sombre dans lequel on trouve des choses sinistres et horribles. C'est aussi dans ce séjours que l'on châtie les criminels au niveau du Tartare tandis que les justes, ceux qui n'ont commis aucuns crimes de leurs vivants, vont dans passer l'éternité dans les plaisirs des verts pâturages des Champs Élysées. Ces croyances aux Enfers et l'imaginaire infernal qui en découle et que les renforce donnent lieu à tout une série de comportements, de croyances, de pratiques notamment rituelles dans la société romaine tel que l'orphisme ou l'existence de collèges funéraires. Dans cet imaginaire infernal la géographie du séjour souterrain y tient un rôle relativement important. Il y a tout une série de pratiques rituelles qui ont pour but de permettre aux âmes de trouver leur chemin dans les Enfers une fois l'individu mort tel les lamelles d'or orphiques. Il s'agit de lamelles en or que les initiés de l'orphisme place à côté du défunt dans la tombe. Elles doivent permettre à l'âme de se retrouver dans les Enfers et de surmonter tel ou tel piège et d'adresser telle ou telle prière et à qui pour pouvoir accéder aux Champs Élysées. En réalité il y a tout un mystère qui pèse sur cette géographie infernale car aucuns vivant connue en dehors des héros mythiques n'y est descendus et n'en est revenu. Du coup il y a se doute, ce questionnement auquel les catabases tentent de répondre. Elles tentent d'établir une carte des Enfers. Pour pouvoir appréhender cet imaginaire infernale et ses conséquences sur la société romaine il serait judicieux selon nous de dresser une carte des Enfers à partir des informations que nous disposons via le logiciel Quantum Gis. Pour pouvoir cartographier les Enfer à partir de ce dernier il nous est nécessaire d'établir des données attributaires qui sont gérées sous forme de base de données. Elles caractérisent les objets graphiques. Dedans on trouve les données rasters qui sont des objets graphiques représentés par des points, des lignes et des surfaces (routes, villes, lac, etc.). On trouve aussi les données raster qui sont des données correspondant à une division de l'espace de manière régulière en ligne et en colonne. Dans ces données attributaires ont trouves des attributs quantitatifs (nombre d'habitants, surface, ...) et des attributs qualitatifs (nom du maire, type de culture, …). Les données sont ensuite organisées par couches.
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William Le rouge
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MessageSujet: Re: Comment construire votre personnage ?   Jeu 9 Jan - 16:12

CR.- Est procul ab urbe lucus ilicibus niger, / Dircaea circa uallis inriguae loca. / Cupressus altis exerens siluis caput / uirente semper alligat trunco nemus, / curuosue tendit quercus et putres situ / annosa ramos : huius abrupit latus / edax uetustas ; illa, iam fessa cadens / radice, fulta pendet aliena trabe. / Amara bacas laurus et tiliae lues / et Paphia myrtus t per immensum mare / motura remos alnus et Phoebo obuia / enode Zephyris pinus opponens latus : / medio stat ingens arbor atque umbra graui / siluas minores urguet et magno ambitu / diffusa ramos una defendit nemus. / Tristis sub illa, lucis et Phoebi inscius, / restagnat umor frigore aeterno rigens ; / limosa pigrum circumit frontem palus.
Huc ut sacerdos intulit senior gradum, / haut est moratus : praestitit noctem locus. / Tum effossa tellus et super rapti rogis / iaciuntur ignes. Ipse funesto integit / uates amictu corpus et frondem quatit. / Lugubris imos palla perfundit pedes ; / squalente cultu maestus ingreditur senex ; / mrtifera canam taxus adstringit comam. / Nigro bidentes uellere atque atrae boues / antro trahuntur. Flamma praedatur dapes, / uiuumque trepidat igne ferali pecus. / Vocat inde manes teque qui manes regis / et obsidentem claustra letalis lacus, / carmenque magicum uoluit et rabido minax / decantat ore quicquid aut placat leues / aut cogit umbras ; sanguinem libat focis / solidasque pecudes urit et multo specum / saturat cruore ; libat et niueum insuper / lactis liquorem, fundit et Bacchum manu / laeua canitque rursus ac terram intuens / grauiore manes uoce et attonita citat. / Latrauit Hcates turba ; ter ualles cauae / sonuere maestum, tota succusso solo / pulsata tellus. «  Audior », uates ait, / « rata uerba fudi : rumpitur caecum chaos / iterque populis Ditis ad superos datur. » / Subsedit omnis silua e erexit comas, / duxere rimas robora et totum nemus / concussit horror, terra se retro dedit / gemuitque penitus : siue temptari abditum / Acheron profundum mente non aequa tulit, / sie ipsa tellus, ut daret functis uiam, / compage rupta onuit, aut ira furens / triceps catenas Cerberus mouit graues. / Subito dehiscit terra et immenso sinu / laxata patuit ; ipse torpentes lacus / uidi inter umbras, ipse pallentes deos / noctemque ueram ; gelidus in uenis stetit / haesitque sanguis. Saeua prosiluit cohors / et stetit in armis omne uipereum genus, / fratrum cateruae dente Dircaeo satae / auidumque populi Pestis Ogygii malum. / Tum torua Erinys sonuit et caecus Furor / Horrorque et una quicquid aeternae creant / celtantque tenebrae : Luctus auellens comam / aegreque lassum sustinens Morbus caput, / grauis Senectus sibimet et pendens Metus. / Nos liquit animus. Ipsa quae ritus senis / artesque norat stupuit. Intrepidus parens / audaxque damno conuocat Ditis feri / exsangue uulgus. Ilico, ut nebulae leues, / uolitant et auras libero caelo trahunt. / Non tot caducas educat frondes Eryx / nec uere flores Hyblo tot medio creat, / cum examen arto flectitur densum globo, / fluctusque non tot frangit Ionium mare, / nec tanta gelidi Strymonis fugiens minas / permutat hiemes ales et caelum secans / tepente Nilo pensat Arctoas niues / quot ille populos uatis eduxit sonus ; / pauide latebras nemoris umbrosi petunt / animae trementes ; primus emergit solo, / dextra ferocem cornibus taurum premens, / Zethus, manuque sustinet laeua chelyn / qui saxa dulci traxit Amphion sono ; / interque natos Tantalis tandem suos / tuto superba fert caput fastu graue / et numerat umbras. Peior hac genetrix adest / furibunda Agaue, tota quam sequitur manus / partita regem : sequitur et Bacchas lacer / Pentheus tenetque saeuus etiam nunc minas. / Tandem, uocatus saepe, pudibundum extulit / caput atque ab omni dissidet turba procul / celtaque semet (instat et Stygias preces / geminat sacerdos, donec in apertum efferat / uultus opertos) Laius. Fari horreo : / stetit per artus sanguine effuso horridus, / paedore foedo squalidam obtentus comam, / et ore rabido fatur : « O Cadmi effera / cruore semper laeta cagnato domus, / uibrate thyrsos, enthea gnatos manu / lacerate potius : maximum Thebis scelus / maternus amor est. Patria, non ira deum, / sed scelere raperis. Non graui flatu tibi / luctificus Auster nec parum pluuio aethere / satiata tellus halitu sicco nocet, / sed rex cruentus, pretia qui saeuae necis / sceptra et nefandos occupat thalamos patris ; / inuisa praloes, sed tamen peior parens / quam gnatus, uetero rursus infausto grauis, / egitque in ortus semet et matri impios / fetus regessit, quique uix mos est feris, / fratres sibi ipsi genuit ! Implicitum malum / magisque monstrum Shinge perplexum sua. / Te, te, cruenta sceptra qui dextra geris, / te pater inultus urbe cum tota petam / et mecum Erinyn pronubam thalami traham, / traham sonantis uerbera, incestam domum uertam et penates impio Marte obteram. / Prionde pulsum finibus regem ocius / agite exulem : quodcumque funesto gradu / solum relinquet uere florifero uirens / reparabit herbas ; spiritus puros dabit / uitalis aura, ueniet et siluis decor ; / Letum Luesque, Mors, Labor, Tabes, Dolor, / comitatus illo dignus, excedent simul ; / et ipse rapidis gressibus sedes uolt / effugere nostras, sed graues pedibus moras / addam et tenebo ; reptet incertus uiae / baculo senili triste praetemptes iter. Praeripite terras, auferam caelum pater. »
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William Le rouge
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MessageSujet: Re: Comment construire votre personnage ?   Ven 10 Jan - 14:40

CR.- Est procul ab urbe lucus ilicibus niger, / Dircaea circa uallis inriguae loca. / Cupressus altis exerens siluis caput / uirente semper alligat trunco nemus, / curuosue tendit quercus et putres situ / annosa ramos : huius abrupit latus / edax uetustas ; illa, iam fessa cadens / radice, fulta pendet aliena trabe. / Amara bacas laurus et tiliae lues / et Paphia myrtus t per immensum mare / motura remos alnus et Phoebo obuia / enode Zephyris pinus opponens latus : / medio stat ingens arbor atque umbra graui / siluas minores urguet et magno ambitu / diffusa ramos una defendit nemus. / Tristis sub illa, lucis et Phoebi inscius, / restagnat umor frigore aeterno rigens ; / limosa pigrum circumit frontem palus.
Huc ut sacerdos intulit senior gradum, / haut est moratus : praestitit noctem locus. / Tum effossa tellus et super rapti rogis / iaciuntur ignes. Ipse funesto integit / uates amictu corpus et frondem quatit. / Lugubris imos palla perfundit pedes ; / squalente cultu maestus ingreditur senex ; / mrtifera canam taxus adstringit comam. / Nigro bidentes uellere atque atrae boues / antro trahuntur. Flamma praedatur dapes, / uiuumque trepidat igne ferali pecus. / Vocat inde manes teque qui manes regis / et obsidentem claustra letalis lacus, / carmenque magicum uoluit et rabido minax / decantat ore quicquid aut placat leues / aut cogit umbras ; sanguinem libat focis / solidasque pecudes urit et multo specum / saturat cruore ; libat et niueum insuper / lactis liquorem, fundit et Bacchum manu / laeua canitque rursus ac terram intuens / grauiore manes uoce et attonita citat. / Latrauit Hcates turba ; ter ualles cauae / sonuere maestum, tota succusso solo / pulsata tellus. «  Audior », uates ait, / « rata uerba fudi : rumpitur caecum chaos / iterque populis Ditis ad superos datur. » / Subsedit omnis silua e erexit comas, / duxere rimas robora et totum nemus / concussit horror, terra se retro dedit / gemuitque penitus : siue temptari abditum / Acheron profundum mente non aequa tulit, / sie ipsa tellus, ut daret functis uiam, / compage rupta onuit, aut ira furens / triceps catenas Cerberus mouit graues. / Subito dehiscit terra et immenso sinu / laxata patuit ; ipse torpentes lacus / uidi inter umbras, ipse pallentes deos / noctemque ueram ; gelidus in uenis stetit / haesitque sanguis. Saeua prosiluit cohors / et stetit in armis omne uipereum genus, / fratrum cateruae dente Dircaeo satae / auidumque populi Pestis Ogygii malum. / Tum torua Erinys sonuit et caecus Furor / Horrorque et una quicquid aeternae creant / celtantque tenebrae : Luctus auellens comam / aegreque lassum sustinens Morbus caput, / grauis Senectus sibimet et pendens Metus. / Nos liquit animus. Ipsa quae ritus senis / artesque norat stupuit. Intrepidus parens / audaxque damno conuocat Ditis feri / exsangue uulgus. Ilico, ut nebulae leues, / uolitant et auras libero caelo trahunt. / Non tot caducas educat frondes Eryx / nec uere flores Hyblo tot medio creat, / cum examen arto flectitur densum globo, / fluctusque non tot frangit Ionium mare, / nec tanta gelidi Strymonis fugiens minas / permutat hiemes ales et caelum secans / tepente Nilo pensat Arctoas niues / quot ille populos uatis eduxit sonus ; / pauide latebras nemoris umbrosi petunt / animae trementes ; primus emergit solo, / dextra ferocem cornibus taurum premens, / Zethus, manuque sustinet laeua chelyn / qui saxa dulci traxit Amphion sono ; / interque natos Tantalis tandem suos / tuto superba fert caput fastu graue / et numerat umbras. Peior hac genetrix adest / furibunda Agaue, tota quam sequitur manus / partita regem : sequitur et Bacchas lacer / Pentheus tenetque saeuus etiam nunc minas. / Tandem, uocatus saepe, pudibundum extulit / caput atque ab omni dissidet turba procul / celtaque semet (instat et Stygias preces / geminat sacerdos, donec in apertum efferat / uultus opertos) Laius. Fari horreo : / stetit per artus sanguine effuso horridus, / paedore foedo squalidam obtentus comam, / et ore rabido fatur : « O Cadmi effera / cruore semper laeta cagnato domus, / uibrate thyrsos, enthea gnatos manu / lacerate potius : maximum Thebis scelus / maternus amor est. Patria, non ira deum, / sed scelere raperis. Non graui flatu tibi / luctificus Auster nec parum pluuio aethere / satiata tellus halitu sicco nocet, / sed rex cruentus, pretia qui saeuae necis / sceptra et nefandos occupat thalamos patris ; / inuisa praloes, sed tamen peior parens / quam gnatus, uetero rursus infausto grauis, / egitque in ortus semet et matri impios / fetus regessit, quique uix mos est feris, / fratres sibi ipsi genuit ! Implicitum malum / magisque monstrum Shinge perplexum sua. / Te, te, cruenta sceptra qui dextra geris, / te pater inultus urbe cum tota petam / et mecum Erinyn pronubam thalami traham, / traham sonantis uerbera, incestam domum uertam et penates impio Marte obteram. / Prionde pulsum finibus regem ocius / agite exulem : quodcumque funesto gradu / solum relinquet uere florifero uirens / reparabit herbas ; spiritus puros dabit / uitalis aura, ueniet et siluis decor ; / Letum Luesque, Mors, Labor, Tabes, Dolor, / comitatus illo dignus, excedent simul ; / et ipse rapidis gressibus sedes uolt / effugere nostras, sed graues pedibus moras / addam et tenebo ; reptet incertus uiae / baculo senili triste praetemptes iter. Praeripite terras, auferam caelum pater. »

Horace, Satires, I, 23-36 (texte établi et traduit par François Villeneuve, Les Belles Lettres, Paris, 2002)

J'ai vu, de mes propres yeux, marcher d'un pas ferme, dans une ample robe noire retroussée, Canidie, les pieds nus et les cheveux épars ; hurlant avec l'aînée des Saganas : leur pâleur les rendait l'une et l'autre effrayantes à voir. Elles se mirent à gratter la terre de leurs ongles et à déchirer de leurs dents une agnelle noire ; le sang imbiba la fosse, car elles voulaient ainsi évoquer les mânes, les esprits qui leur donneraient des réponses. Il y avait aussi une figurine de laine, une autre de cire ; la plus grande était celle de laine, faite pour châtier la plus petite, celle de cire, qui se tenait dans l'attitude des suppliants, comme déjà au moment de périr par une peine servile. L'une des sorcière invoqua Hécate, l'autre la cruelle Tisiphone ; on aurait pu voir errer les serpents et les chiens infernaux, et la lune rougeoyante, refusant d'être témoin de ces horreurs, se cacher derrière les hauts sépulcres.

Vidi egomet nigra succinctam uadere palla / Canidiam pedibus nudis passoque capillo, / cum Sagana maiore ululantem ; pallor utrasque / fecerat horrendas aspectu. Scalpere terram / unguibus et pullam diuellere mordicus agnam / coeperunt ; cruor in fossam confusus, ut inde / manis elicerent animas responsa daturas. / Lanea, quae poenis compesceret inferiorem ; / cerea suppliciter stabat, seruilibus ut uae / iam peritura modis. Hecaten uocat altera, saeuam / altera Tisiphonen ; serpentis atque uideres / infernas errare canes lunamque rubentem, / ne foret his tstis, post magna latere sepulcra.

Tibulle, Élégies, II, 41-48 (texte établi et traduit par Max Ponchont, Les Belles Lettres, Paris, 2007)

D'ailleurs ton mari ne le croira pas, comme me l'a promis une sorcière veridique à l'aide de la magie. Cette femme, je l'ai vue de mes yeux attirer les astres du ciel ; elle détourne par ses incantations le cours d'un fleuve rapide ; sa voix fait s'entr'ouvrir le sol, sortir les mânes des tombeaux, descendre les ossements du bûcher tiède : tantôt elle retient d'un sifflement magique les cohortes infernales, tantôt, d'une aspersion de lait, elle les fait disparaître.

Nec tamen huic credet coniunx tuus, ut mihi uerax / pollicita est magico saga ministerio. / Hanc ego de caelo ducentem sidera uidi, / fluminis haec rapidi carmine uertit iter, / haec cantu finditque solum manesque sepulcris / elicit et tepido deuocat ossa rogo ; / iam tenet infernas magico stridore cateruas, / iam iubet aspersas lacte referre pedem.

Sénèque, Oedipe, 160-179 (texte établi et traduit par François-Régis Chaumartin, Les Belles Lettres, Paris, 1999)

Chœur.- La troupe des sœurs à l'infernal flambeau a brisé les barrières de l'Erèbe profond et le Phlégéthon a mêlé le Styx sorti de ses rives aux eaux sidoniennes. La mort couleur de nuit ouvre bien large sa gueule avide et éploie toutes ses ailes ; celui qui dans son ample barque surveille les fleuves boueux, le dur nocher, le robuste vieillard, a peine à porter en arrière ses bras fatigués de ramer sans cesse et il est las de transporter de nouvelles foules. Qui plus est, le chien a rompu ses chaînes en fer du Ténare, il erre dans nos contrées, dit-on encore, le sol a mugi, parmi les bois sacrés... ont passé des ombres d'hommes plus grandes que des hommes, deux fois la forêt de Cadmus a tremblé en dissipant sa neige, deux fois la fontaine de Dicé s'est souillée de sang, dans le silence de la nuit... ont hurlé les chiens d'Amphion.

Chorus.- Rupere Erebi claustra profundi / turba sororum face Tartarea / Phlegethonque sua motam ripa / miscuit undis Styga Sidoniis. / Mors atra auidos oris hiatus / pandit et omnis explicat alas ; / quique capaci turbida cumba / flumina seruat / durus senio nauita crudo, / uix assiduo bracchia conto / lassata refert, / fessus turbam uectare nouam. / Quin Taenarii uincula ferri / rupisse canem fama et nostris / errare locis, mugisse solum, / uaga per lucos * * * / simulacra uirum maiora uiris, / bis Cadmeum niue discussa / tremuisse nemus, / bis turbatam sanguine Dircen, / nocte silenti * * * / Amphionios ululasse canes.

Sénèque, Oedipe, 390-498 (texte établi et traduit par François-Régis Chaumartin, Les Belles Lettres, Paris, 1999)

Tirésias.- Ni ceux qui fendent d'une aile légère les hauteurs du ciel, ni les chairs arrachées à des poitrails vivants ne peuvent révéler son nom ; il faut tenter une autre voie : on doit l'évoquer en personne des espaces de la nuit éternelle, pour qu'il indique à sa sortie de l'Erèbe l'auteur du meurtre. Il faut ouvrir la terre, supplier la puissance inexorable de Dis, tirer jusqu'ici la population du Styx infernal ; dis à qui tu confies cette mission sacrée ; car toi qui possède le pouvoir suprême sur le royaume, il t'est interdit d'aller voir les ombres.

Tir.- Nec alta caeli quae leuis pinna secant / nec fibra uiuis rapta pectoribus potest / ciere nomen ; alia temptanda est uia : / ipse euocandus noctis aeternae plagis, / emissus Erebo ut caedis auctorem indicet. / Reseranda tellus, Ditis inplacabile / numen precandum, populus infernae Stygis / huc extrahendus : ede cui mandes sacrum ; / nam te, penes quem summa regnorum, est nefas / inuisere umbras.

Cicéron, Discours, VIII, LXI (texte établi et traduit par Pierre Boyancé, Paris Les Belles Lettres, 1953)

LXI 169 Il me reste encore, Juges, une accusation d'une nature analogue : elle va vous permettre de voir clairement ce que j'ai dit au début de mon discours, que les malheurs qu'Aulus Cluentius a connus dans ces dernières années, tout ce qu'aujourd'hui il a de tourments et d'ennuis, tout a été l'ouvrage de sa mère. Vous soutenez qu'Oppianucus a succombé au poison qui lui a été donné dans du pain ar un certain Marcus Asellius, son ami intime, et que cet acte a été accompli à l'instigation d'Habitus. Sur ce point je demande d'abord quel motif Habitus a eu de désirer la mort d'Oppiancus. Je reconnais qu'il y avait entre eux de l'inimité. Mais quand les gens veulent la mort de leurs ennemis, c'est qu'ils les craignent ou bien qu'ils les haïssent. 170 Quelle crainte enfin a donc pu pousser Habitus à entreprendre de commettre un tel forfait ? En quoi quelqu'un désormais pouvait-il redouter Oppianicus, que le châtiment avait frappé pour ses crimes et qui était banni de la cité ? Que craignait-il ? Les attaques d'un homme perdu ? Les accusations d'un condamné ? Le mal fait par le témoignage d'un exilé ? Mais si c'était par haine qu'Habitus lui refusait la jouissance de la vie, était-il donc assez fou pour estimer une vie la vie qu'Oppianicus menait alors, celle d'un condamné, d'un exilé, d'un homme abandonné par tous, qu'en raison de son caractère monstrueux personne ne voulait recevoir sous son toit, ni aborder, ni interpeller, ni regarder ? La vie de cet homme pouvait-elle donc exciter l'animosité d'Habitus ? 171 S'il avait pour lui une haine amère et profonde, ne devait-il pas vouloir qu'il vécût le plus longtemps possible ? Un ennemi hâtait pour lui la mort qui, dans ses maux, était son seul moyen de fuir son infortune ? À lui qui, s'il avait eu un peu de cœur et de courage, se serait donné lui-même cette mort, comme l'on fait souvent des hommes braves placés dans cette situation douloureuse, pourquoi son ennemi aurait-il voulu offir ce qu'il aurait dû se souhaiter de lui-même ? Car en réalité quel mal lui a donc apporté la mort ? À moins peut-être que nous ne nous laissions toucher par des sottises et des fables, au point de croire qu'il endure aux enfers les supplices des impies et qu'il s'y est heurté à plus d'ennemis qu'il n'en a laissé en ce monde, que les Divinités vengeresses de sa belle-mère, de ses épouses, de son frère, de ses enfants l'y ont précipité dans le séjour t la contrée des scélérats ! Mais si cela n'est que mensonges, comme chacun le sait bien, qu'est ce que la mort lui a donc ôté si ce n'est le sentiment de ses douleurs ?

LXVI 169 Vnum etiam mihi religuum eius modi crimen est, iudices, ex quo illud perspicere possitis quod a me initio orationis meae dictum est, quicquid mali per hosce annos A. Cluentius uiderit, quicquid hoc tempore habeat sollicitudinis ac negoti, id omne a matre esse conflatum. Oppianicum ueneno necatum esse quod ei datum sit in pane per M. Asellium quendam, familiarem illius, idque Habiti consilio factum esse dicitis. In quo primum illud quaero quae causa Habito fuerit cur interficere Oppianicum uellet. Inimicitias enim inter eos fuisse confiteor ; sed homines inimicos suos morte adfici uolunt aut quod eos metuunt aut quod oderunt. 170 Quo tandem igitur Habitus metu adductus tantum in se facinus suspicere conatus est ? Quid erat quod iam Oppianicum poena adfectum pro maleficcis et eiectum e civitate uiquam timeret ? Quid metuebat ? Ne oppugnaretur a perdito, an ne accusaretur a condemnato, an ne exsulis testimonio laederetur ? Sin autem quod oderat Habitus inimicum et idcirco illum uita frui noluit, adeone erat stultus ut illiam quam tum ille uiuibat uitam esse arbitraretur, damnati, exsulis, deserti ab omnibus, uem propter animi importunitatem nemo recipere tecto, nemo adire, nemo adloqui, nemo respicere uellet ? Huius igitur uitae Habitus inuidebat ? 171 Hunc si acerbe et penius oderat, non eum quam diutissime uiuere uelle debebat ? Huic mortem maturabat inimicus, quod illi unum in malis erat perfugium calamitatis ? Qui si quid animi ac uirtutis habuisset, ut multi saepe fortes uiri in eius modi dolore mortem sibi ipse conscisset, huic quam ob rem id uellet inimicus offere quod impse sibi optare deberet ? Nam nunc quidem quid quid tandem illi mali mors attulit ? Nisi forte ineptiis ac fabulis ducimur ut existimemus illum apud inferos impiorum supplica perferre ac pluris illic offendisse inimicos quam hic reliquisse, ab socrus, ab uxorum, a fratris, a liberum Poenis actum esse praecipitem in sceleratorum sedem atque regionem. Quae si falsa sunt, id quod omnes intellegunt, quid ei tandem aliud mors eripuit praeter sensum doloris ?

Hygin, Fables, LX (texte établi et traduit par Jean-Yves Boriaud, Paris, Les Belles Lettres, 1997)

1. Sisyphe et Salmonée, fils d'Éole, étaient ennemis. Sisyphe demanda à Apollon comment il pouvait tuer son ennemi, c'est-à-dire son frère ; il lui fut révélé qui si, en s'unissant avec Tyro fille de son frère Salmonée, il engendrait des enfants, il aurait des vengeurs. 2 Quand il eut fait cela, deux fils naquirent, que leur mère Tyro, ayant eu connaissance de l'oracle, tua. Mais Sisyphe, quand il apprit <...> 3. Maintenant aux enfers pour son impiété, il pousse de ses épaules, à flanc de montagne dit-on, un rocher ui, une fois qu'il l'a mené jusqu'au sommet, retombe, en roulant, derrière lui.

1. Sisyphus et Salmoneus Aeolis filli inter se inimici fuere. Sisyphus petiit ab Apollie quomodo posset interficerre inimicum, id est fratrem. Cui responsum fuit, si ex compressu Tyronis Salmonei fratris filiae procreasset liberos, fere ultores. 2. Quod cum Sisyphus fecisset, duo sunt filli nati, quos Tyro mater eorum, sorte audita, necauit. At Sisyphus ut resciit <...> 3. Qui nunc dicitur saxum propter impietatem aduersus montem ad inferos ceruicibus uoluere, quod cum ad summum uerticem perduxerit, rursum deorsum post se reuoluatur.

Hygin, Fables, LXII (texte établi et traduit par Jean-Yves Boriaud, Paris, Les Belles Lettres, 1997)

Ixion fils de Leonteus essaya de s'unir à Junon ; Junon, sur l'ordre de Jupiter, mit à sa place une nuée, qu'Ixion rit pour l'image de Junon ; d'elle sont nés les Centaures. Quant à Ixion, Mercure, sur l'ordre de Jupiter, le lia, aux enfers, à une roue qui, dit-on, y tourne encore.

Ixion Leontei filius conatus est Iunonem comprimere : Iuno Iouis iussu numbem supposuit, quam Ixion Iunonis simulacrum esse credidit ; ex ea nati sunt Centauri. At Mercurius Iuois isussu Ixionem ad inferos in rota constricit, quae ibi adhuc dicitur uerti.


Hygin, Fables, LXXXII (texte établi et traduit par Jean-Yves Boriaud, Paris, Les Belles Lettres, 1997)

1.Tantale, Fils de Jupiter et de Ploutô, eut, de Dioné, Pélops. 2. Jupiter avait coutume de faire part à Tantale de ses desseins et de l'admettre au banquet des dieux, <desseins> que Tantale révéla aux hommes ; pour cela, aux enfers, dit-on, il demeure plongé dans l'eau jusqu'à mi-corps, toujours assoiffé, et lorsqu'il veut y puiser et s'en saisir, cette eau s'éloigne. 3. De même, des fruits pendant au-dessus de sa tête, et lorsqu'il veut s'en saisir, poussées par le vent, les branches s'éloignent. De même, un énorme rocher est en suspens au-dessus de sa tête, et il craint toujours qu'il tombe sur lui.

1. Tantalus Iouis et Plutonis filius rocreauit ex Dione Pelopem. 2. Iupiter Tantalo concredere sua consilia solitus erat et ad epulum deorum admittere, quae Tantalus ad homines renuntiauit ; ob id dicitur ad inferos in aqua media corporis stare semperque sitire, et cum haustum aquae uult sumere, aquam recedere. 3. Item poma ei super caput pendent, quae cum uult sumere, rami uento moti recedunt. Item saxum super caput eius ingens pendet, uod semper timet ne super se ruat.

Hygin, Fables, CLXVIII (texte établi et traduit par Jean-Yves Boriaud, Paris, Les Belles Lettres, 1997)

Danaus fils de Belus eut, de plusieurs épouses, cinquante filles, et autant de fils eut son frère Aégyptus qui décida de tuer son frère Danaus et ses filles, afin de garder le trône pour lui seul ; il demanda à son frère comme épouses pour ses fils ; ayant appris cela, Danaus, avec l'aide de Minerve, s'enfuit d'Afrique jusqu'à Argos. Minerve, dit-on, inventa un navire à deux proues destiné à la fuite de Danaus. Quant à Aégyptus, dès qu'il apprit la fuite de Danaus, il envoya ses fils à la poursuite de son frère et leur ordonna de tuer Danaus ou de ne pas revenir auprès de lui. 3. Ceux-ci une fois arrivé à Argos, entreprirent de s'emparer de leur oncle. Quand il vit qu'il ne pouvait leur résister, Danaus leur promit ses filles pour épouses, afin qu'ils cessassent le combat. 4. Les ayant aisi obtenues, ils épousèrent donc leurs cousines, qui sur l'ordre de leur père, tuèrent leurs maris. Seule, Hypermestre sauva Lyncée. 5. Pour cela, aux enfers, dit-on, toutes les autres versent de l'eau dans un tonneau percé. On fit un sanctuaire pour Hypermestre et Lyncée.

Danaus Beli filius ex pluribus coniugibus quinquaginta filias habuit, totidem filios frater Aegyptus, qui Danaum fratrem et filias eius interficere uoluit ut regnum paternum solus obtineret ; filiis uxores a fratre poposcit ; Danaus re cognita Minerua adiutrice ex Africa Argos profugit ; tunc primum dicitur Minerua nauem fecisse biproram in qua Danaus profugeret. At Aegyptus ut resciit Danaum profugisse, mittit filios ad persequendum fratrem, et eis praecepit ut aut Danaum interficerent aut ad se non reuerterentur. 3. Qui postquam Argos uenerunt, oppugnare patruum coeperunt. Danaus ut uidit se eis obsistere non posse, pollicetur eis filias suas uxores ut pugna absisterent. 4. Impetratas sorores patrueles acceperunt uxores, quae patris iussu uiros suos interfecerunt. Sola Hypermestra Lynceum seruauit. 5. Ob id ceterae dicuntur apud inferos in dolium pertusum aquam ingerere. Hypermestrae et Lynceo fanum factum est.
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